N'aie pas peur de la perfection ... tu ne l'atteindras jamais ( S. Dali )

On pourrait dire qu'il y à la même distance entre le disque et le concert qu'entre le cinéma et le théâtre. Les mêmes transformations - multiples prises, soin du détail, montages, perfection technique - les mêmes risques sans doute - perte de la magie du moment, perte de spontanéité, perte du souffle et de l'inspiration.
Ces risques sont réels, car la tentation est grande de corriger sans cesse d'infimes détails et ... de se perdre dans l'anecdote ! Nous avons donc tenté de résister aux possibilités infinies et rassurantes de l'électronique pour continuer à prendre le risque des longues prises et du montage minimum : au piège du désir d'une réalisation parfaite et définitive, nous avons préféré l'expressivité typique de notre humaine imperfection.
Pour le musicien, le disque est un objet précieux et paradoxal. Il grave pour toujours le travail de quelques heures, la pensée d'un moment. Ensuite, il lui échappe, devient la proie des louanges ou des critiques, Il vit sa propre vie. Il devient comme la photographie d'un moment artistique définitivement révolu et pourtant étrangement vivant...
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