" ce qui rend le passé intéressant c'est que chaque génération le considère de façon différente, d'où la nouveauté intarissable de l'histoire "
( E.M.Cioran )
Ce qui ne signifie pas nécessairement que l'on puisse faire n'importe quoi. Ce serait bien sûr trop facile : brandir l'étendard de la liberté artistique pour justifier erreurs et maladresses.

Il y a des connaissances objectives, elles sont à la fois plus nombreuses qu'on ne le pense généralement , mais aussi plus limitées dans leur portée artistique qu'on pouvait l'espérer.

Ces règles, notées par les théoriciens de chaque époque nous expliquent ce qui se peut et surtout ce qui ne se peut pas ... l'utilisation du pianoforte et des instruments d'époque se place dans cette optique : ils nous indiquent les possibilités sonores propres à chaque compositeur.

Mais ces mêmes règles ne sont pas exemptes de contradictions et ne peuvent bien sûr répondre à toutes nos questions.

La liberté reste donc, et c'est heureux, une donnée essentielle de l'interprétation " classique " .
En fin de compte elle en constitue l'unique justification : quel pourrait bien être l'intérêt du concert s'il s'agissait seulement de reproduire à l'infini un modèle considéré une fois pour toutes comme parfait ?

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